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Personnalité des Schistes






              Au pied de schistes inclinés, sol avec nombreux éclats de schiste (N-E de Berlou, photo J.-C. Bousquet)



Communément on considère comme des schistes les roches se débitant en plaques fines et qui se décomposent en donnant des sols argileux. Pour les géologues les schistes sont des roches ayant eu de plus un parcours particulier, comme le dessin l’illustre pour les schistes de l’ère primaire de l’appellation Saint-Chinian.


                                           


En règle générale, il s’agit au départ d’argiles déposées au fond d’océans aujourd’hui disparus. Accumulées sur de fortes épaisseurs ces sédiments vont d’abord se tasser et expulser l’eau qui les accompagnait. Ils deviennent des roches qui sont plissées et déformées, avec une intensité plus ou moins forte, lors de la formation de chaînes de montagnes. En profondeur leur plissement s’accompagne  de fractures régulières qui les découpent sans tenir compte de leur disposition sédimentaire en différentes couches.


                                                                 


Cette fracturation se rencontre dans d’autres types de roches, mais elle est surtout typique des schistes, d’où son nom de « schistosité ». Quand température et pression sont suffisament importantes les minéraux des argiles se transforment en petits micas et le débit en lauze est alors du à la disposition de ces minéraux. Les autres roches qui accompagnent les schistes se changent aussi en roches métamorphiques. Les grains de quartz des grès se soudent mieux entre eux et la roche aux éclats coupants s’appelle alors une « quartzite ». Quant aux calcaires, leur carbonate de calcium cristallise en gros grains et ils deviennent des « marbres » au sens des géologues.

D’autres schistes, comme ceux de Saint-jean-de-la-Blaquière, sont des roches continentales n’ayant pas subi de plissements. Ils ont acquis leur débit simplement par compaction.





Schiste ordovicien et son débit en plaques au nord-est de Berlou. La couleur rouge est due aux oxydes de fer, transformation en surface de sulfures de fer des anciens dépôts argileux (photo J.-C. Bousquet)





Les schistes de  Saint-Jean-de-la-Blaquière : dépôts argileux continentaux de la fin de l’ère primaire (Permien) ayant acquis ce débit en plaques par enfouissement et compaction (photo J.-C. Bousquet)
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